Depuis quand voles-tu ?127 604bc51633785

Je vole depuis 2001. Par curiosité, j’ai essayé le parachutisme, et à l’issue de quelques sauts en ouverture automatique, j’ai compris que la chute libre n’était pas pour moi, par contre, parachute ouvert : la révélation, glisser dans l’air, maîtriser son vol, la vue du ciel ... La pratique du parapente s’imposait. Un peu plus tard, Pierrot, mon instructeur et mentor, me dira « le vol libre va te changer la vie »; quelques années plus tard je confirme qu’il avait fichtrement raison.

Avec quel matériel voles-tu ?

J’ai très vite compris qu’entre performance et sécurité, il fallait choisir le bon compromis. Après 5 années passées sous voile A, j’ai volé sous voile B-, pendant 12 ans ! Il m’aura fallu 17 ans pour passer à une B+. Je vole environ 100 heures par an, jouir d’une bonne performance donne du plaisir, ouvre des perspectives plus ambitieuses, mais environ 30 à 40 secondes par an, la sécurité passive de la voile est la bienvenue.

Quelle est ta pratique ?

Les premières années, le vol local a suffit à mon bonheur. Très vite, l’attrait du vol en des lieux nouveaux, voire à l’autre bout du monde, s’est imposé. Une quinzaine de voyages en groupe et une vingtaine en solo (Maroc, Turquie, Italie, Sicile, Espagne, Albanie, Portugal, Allemagne, Afrique du Sud, Népal, Inde, Colombie). Conjuguer le plaisir de voler et celui de découvrir de nouveaux horizons, d’autres cultures, est un délice.

Pourquoi es-tu à Tassin Parapente ?

Plaisir partagé est décuplé. Le partage, en l’air, quand le vol de groupe est possible, et celui qui suit le vol, autour d’un verre, échanges de sensations, d’émotions, d’expériences, de rires aussi.

Pourquoi voles-tu ?

Parce que c’est une source de bonheur inépuisable, tant que je ne suis pas épuisé.

Quelques beaux souvenirs de parapente ?

Dans Green wall à Pokhara au Népal, altitude 2500 m environ, les Anapurnas en arrière plan, un aigle se cale à 50 cms de mon pied droit, sa vitesse épousant exactement la mienne, sa tête va pivoter et nos regards se croiser. La scène a duré plusieurs secondes. Parti pour faire un vol en local à Bir Biling en Inde, je me retrouve en vol avec Cécile, Patrice et Franck, les conditions sont bonnes, nous transitons de sommet en sommet et sans l’avoir prémédité, c’est un vol d’anthologie, nous nous posons tous les 4 à Dharamsala, 60 kms plus loin. Après un repas épicé bien arrosé et une nuit d’hôtel à 1€, une montée en taxi puis à pied en un lieu propice au décollage, c’est le retour à Bir. C’est simple le bonheur