Depuis quand voles-tu ? 42 575b1fd55633b

Près de 700 sauts en parachute sportif depuis 1981, j’avais fait le tour de la question…

Et puis un jour en 1987, tout seul, je m’élançais de la côte des deux Amants, petite colline de Normandie avec mon parachute de saut. Un vol de 30 secondes tout au plus mais ce fut une révélation : alors oui, il était possible de redescendre des montagnes avec une aile souple de 3 ou 4 kilos !

Les années passaient et les performances des parapentes devenaient conséquentes. Alors, au lieu de descendre, les thermiques me montaient, m’emportaient plus haut.

L’aventure pour moi commençait… 

Avec quel matériel voles-tu ?

Finalement j’ai eu peu de voiles dans mon parcours parapentiste. J’ai commencé par une Drakkar Everest (rien que le nom ça fait peur) 2,5 de finesse je crois, mort de rire… 😉). Ensuite j’ai eu une  Adventure qui me permettait de faire aussi bien du parapente que et paramoteur mais bon c’était pas fameux vous vous en doutez… Puis ce fût mon Epsilon 5 que j’ai gardé longtemps, la marque à la valeur sûre, et puis enfin mon aile actuelle, une C de chez Sky Paraglider, l’ANTEA 2 : je souhaitais aller plus vite dans mes transitions et elle me va bien.

J’ai aussi une sellette de type cocon, une DELIGHT 2 de chez SUPAIR, rien à redire là-dessus elle est top.

Et puis pour le vol montagne une ULTRALITE de chez OZONE avec sellette SUPAIR Radicale, sans secours.

J’ai acheté ces deux dernières voiles d’occasion, faut bien avouer que notre matos coûte une blinde !!!     

Quelle est ta pratique ?

Cross, cross et encore cross  😉 !

On oublie d’ailleurs le deuxième mot « cross-country », j’adore ce terme ! Comprendre pourquoi on monte, pourquoi ça descends, opter pour des choix en vol, regarder dans son cockpit et en un clin d’œil la vitesse du vent, manger et boire régulièrement car les vols durent parfois longtemps. J’adore cette discipline qui s’acquiert avec l’expérience. 

Et puis ce que j’aime particulièrement aussi c’est de partir au petit matin avec ma petite voile, me faire un sommet même si il est modeste, et puis sentir l’air, regarder tout simplement la montagne, se découper une petite de tranche de saucisson avec du fromage puis sortir ma voile. Redescendre ensuite durera peu de temps avant le rictus  du plaisir restera présent toute la journée…  

Pourquoi es-tu à Tassin Parapente ?

J’aime ce club car il est à échelle humaine, j’apprécie son fonctionnement (proposition de vols par mail), je trouve le président au top  ( j’ai eu 5 tickets navettes supplémentaires gratos pour dire ça…)

J’aime enfin le moment où on se retrouve ensemble à l’attéro autour d’une bière du Mont-Blanc, repu de vol,  à raconter nos histoires, nos anecdotes. 

Pourquoi voles-tu ?

Parce que c’est un hymne à la vie : il y a le soleil, la nature, la communion avec la montagne, cette fierté de vivre différemment et la conviction d’accéder à des moments rares. 

Nous avons une chance incroyable de pouvoir voler (et nous déplacer) avec une aile qui tiens dans notre sac à dos. Pour ma part je n’en suis toujours pas encore revenu !

Enfin, et même si notre discipline reste globalement individuelle, j’aime quand on vole en groupe quand c’est possible et aussi grâce à nos radios… 

Quelques beaux souvenirs de parapente ?

Pour répondre à cette dernière question, voir pages 2 à 187 (Cf pièces jointes) 😉

Evidemment il faut choisir alors bien sûr cette traversée Vercors – Chartreuse – Bauges reste chère à mon cœur : une belle flèche sans retour qui n’en finissait pas…

Un vol en soaring face à la mer près de Cayenne alors que la fusée Ariane V venait de décoller : moment unique !

Un cross de Gap à Grenoble avec un copain en traversant le pic de Bure et le Grand-Ferrand avec des conditions furibondes.

Une session mémorable de pose et repose entre copains au coucher de soleil à Saint André les Alpes.

Enfin les pays traversés, l’Inde, le Chili et la Nouvelle-Calédonie sont restés particulièrement chers à mon coeur. 

Et plus anecdotique en Guyane encore à 50 mètres/sol, la nuit était tombée complètement. j’allais poser sur la plage étroite mais l’orientation parfaite de l’axe du vent me permettait de rester en l’air encore et encore… J’ai fini par poser, j’étais seul mais quel émotion…   

Allez, comme on dit en fin de vol : « never say die », c’est-à-dire « ne jamais rien lâcher » car on peut parfois trouver le thermique salvateur…  

Bons vols à tous.