Depuis quand voles-tu ? 55 563b450869758

Tout a commencé par un défi entre modélistes, à l'initiative de Gilles Audigier : "si tu y vas, j'y vais ... moi aussi !"... et nous voilà partis à trois pour un stage init. aux Grands Espaces en Juillet 1999 ... pour voir. Eh bien non, ce n'est pas un truc de fou !
Et nous achetons de vieilles voiles à l'école, et nous faisons du gonflage tout l'hiver 99. Mes copains me tiennent par une corde pour faire le cerf volant. Bon, ça craint un peu, mais qu'est-ce qu'on s'est marrés !
Nous arrivons début 2000 au club de Tassin, je n'ai que 5 vols au compteur, mais nous savons déjà décoller face voile !

Avec quel matériel voles-tu ?

 Nous avons tous commencé avec des Astair 2000 qui venaient de sortir. C'étaient des voiles légères,
faciles et sûres. Je n'ai changé que lorsque j'ai trouvé l'Astair trop lente, quand je me suis trouvé scotché au col du Crucifix à Aiguebelette !
J'ai choisi des Gin à cause du PTV, il y avait à ce moment là un gros trou entre les 22 et les 27 m2 chez Advance.
Et la Mentor 2 est arrivée ! Elle m'a fait faire un bond en avant, je l'ai adorée !
Puis mon PTV a rebaissé : la retraite ! J'ai trouvé mon bonheur chez Skywalk avec la Chili4, juste dans ma fourchette. J'ai acheté la voile de démo de Ziad Bassil, au Liban : la meilleure B+ du moment avait-il écrit.
J'adore cette voile, elle mord bien dans le thermique, un régal !
Pour la sellette, j'ai commencé avec une Supair mousse bag, secours arrière.
J'ai dû faire secours sous Château Richard, en vol sous le vent, par vent du Nord. Extraction compliquée !
J'en ai conclu qu'il valait mieux voler léger et manoeuvrant, et j'ai choisi l'Altiplume XC.
Je vole toujours avec.

Quelle est ta pratique ?

 Je vole essentiellement sur site, et, à l'occasion, je m'évade si je peux.
Je ne crains pas trop les vols engagés, mais je ne sais pas tenir plus de 4 heures, ça limite les cross.
J'aime beaucoup les vols à l'étranger, la découverte de nouveaux sites, c'est un peu l'aventure :
Espagne, Grèce, Turquie, Maroc, Amérique du Sud. C'est vraiment ce que je préfère.
J'aime aussi les vols contemplatifs, le bord de mer, Penestin. C'est si beau !

Pourquoi es-tu à Tassin Parapente ?

 A l'époque il n'y avait pas de site internet, et c'est Gilles qui a dégoté ce Club, tout près de chez nous,
par ouï-dire. On s'est tout de suite sentis bien, on a fait du gonflage, des sorties, des week-end, des voyages. On s'est intégrés.
Puis, à la demande du président, je me suis engagé un peu plus et je suis entré au comité directeur. Je suis trésorier, je gère les inscriptions, et un peu le Bar aussi !

Pourquoi voles-tu ?

C'est très simple, c'est un rêve d'enfant : petit je rêvais que je m'envolais du faîte de l'immeuble en me concentrant.
Aujourd'hui, le vol contemplatif me replonge dans ces émotions.

Quelques beaux souvenirs de parapente ?

Avoir vu la Chartreuse du dessus par météo forte, en cohabitation avec des planeurs. J'y avais fait des randos à pied quand j'étais jeune, mais là, c'était autre chose !
Le décollage du Cotopaxi à 4500m en Equateur.
L'immensité de la plaine de Piedrahita, le passage du col de Villatoro.
Les vols dans des conditions dantesques au Brésil, même si peu de km au compteur.
Le vol de l'Aiguille du Midi sur la Mer de Glace.
Mes décos de la plage et remontées au déco à Penestin, en Bretagne.