Photo de notre super pilote Vito !

Un petit message le jeudi soir annonçant de belles conditions au Lac d’Aiguebelette en Savoie le lendemain. Un petit doute de mon côté vis-à-vis de mon travail…mais 4h de travail, le matin, suffiront pour une fois et faire ma deuxième sortie avec le club en 1 an sur un lieu que je ne connais pas encore !

C’est donc avec Vito, Marc et Jacques que nous partons à deux voitures à 13h à Bron. Voyant 3 autres personnes arrivées, nous sommes un peu étonnés, mais c’est seulement les amis de l’autre club de Lyon ASUL que nous retrouverons au déco avec l’un d’entre eux en visioconférence 😉

Un déco plutôt alimenté mais qui ne nous freine pas en voyant d’autres décoller tranquillement. De mon côté, ça sera un dos voile pour ce premier vol. Voile préparée, vérification faite des attaches, radio allumée, commande en main, on attend le bon moment. Une minute plus tard, « DECO », on y va. On m’a dit de partir directement à droite, d’aller chercher le thermique dans la combe, enchaîner avec celui au-dessus de l’arrête et tout devrait bien se passer… Naturellement, sortant de ma petite montagne de l’Ain, je me mets à gratter, gratter, gratter, prenant de la hauteur, en perdant derrière, essayant de centrer ce fameux thermique devant le déco que je vois agir. A partir d’un moment, le compteur se met enfin en place, 1200, 1300, 1400…mais je redescends. Les autres pendant ce temps vont voir la dent du chat tranquillement. Les conditions sont assez douces, le vent est calme mais je n’arrive pas à trouver le bon thermique pour monter.

Enfin, je me mets à suivre d’autres parapentes qui sont à ma hauteur, je remonte autour de 1400, Vito me prends pour Marc et me guide à la radio sur un thermique que j’arrive à enrouler. Là, je monte enfin ! Je regarde l’altimètre : +5,5 ! ça monte bien, je verrouille mon virage et me laisse enfin grimper. Mon premier 1800m ! Je vois par-dessus le col de l’Epine. Je vois Chambéry, le Revard que j’ai salué début mars en vol de reprise, les bauges qui m’attendent pour dormir ce soir.

Allez, ni une, ni deux, je pousse un petit « Wahouuu » et je suis Vito (me semble-t-il) direction les crêtes et le Lac d’Aiguebelette ...malheureusement, les réjouissances se passent rapidement. Je suis trop sur la droite, je perds de l’altitude, mais voyant 2 autres parapentes en-dessous de moi remonter plus loin, je me dis que ça va le faire… Nouvel écueil, je ne sers pas assez le relief, je m’enfonce progressivement. Je commence à repérer les champs en dessous. J’ai de la marge, mais avec le vent qui vient contre, je n’arriverai pas à retraverser le lac.

Je prends le temps d’analyser les prés à Aiguebelette-le-Lac. L’un d’entre eux me parait plus accueillant malgré l’étroitesse apparente. Mais pas de ligne électrique, pas de culture, une longueur qui me semble intéressante, des maisons pas très loin au cas où…

Piste d’atterrissage d’urgence

Je réalise mon approche, j’aperçois deux petites biches qui me regardent arriver, ne bougent pas et me laisse me poser calmement avant de se sauver dans la forêt. Atterrissage au poil même si ce n’est pas le bon terrain… J’avertis les amis à la radio et replie l’ensemble avant de me faire héler par des chiens plus ou moins accueillants.

Après être sorti des deux champs, j’avance au bord de la petite route jusqu’à un chemin me permettant de plier la voile et de prendre un raccourci pour retourner sur la route qui fait le tour du lac… Malheureusement, les voitures semblent toutes tourner dans le même sens, c’est moi qui a la clef de la voiture garée au parking donc personne ne peut venir me chercher. J’alterne course et marche pour aller un peu plus vite surtout que les autres ont également atterri et malgré la différence d’âge, j’ai l’impression qu’ils veulent revoler !

Après 4km avalés, quelques cacahuètes, 3 gorgées d’eau, on repart dès que le 4ème a fini de replier sa voile. Grâce à lui, nous n’aurons pas besoin de faire du stop après le second vol, il redescend la voiture et nous attendra à l’attéro …officiel.

Second vol, face voile pour le décollage cette fois-ci, tout se passe bien, l’air est agréable. On essaie de gratter et de prendre les derniers thermiques de la journée. Malheureusement, ce n’est pas pour cette fois-ci. On va prendre une heure de soaring, et atterrir proprement sur ce nouvel attéro pour moi. Le vent est calme, je passe entre les deux petites buttes, une petite glissade et tout se passe bien.

’écris ces quelques lignes après un petit vol à 14h, ce dimanche, du côté du Montlambert où j’ai gratté une demi-heure sans arriver à prendre les bons thermiques. Ceux de 11h ont été pour la plupart redirigés à l’attéro. La brise était bien trop forte pour que ce soit agréable, j’arrête de gratter et je vais me garer sans accrocher un mec en train de faire du gonflage en entrée d’attéro… Je ne lui ai rien dit, mais je n’en pense pas moins.

Je rentre ce soir sur Lyon avec de belles images et notamment le Mont Blanc qui m’a regardé sur ces deux jours de vols avec un petit sourire. J’espère pouvoir aller le saluer dans quelques années !

Alexis M.